Bêtise de la guerre de Victor Hugo (par Gabrielle)

Publié le par 1ères S2 et S3

Bêtise de la guerre


Ouvrière sans yeux, Pénélope imbécile,
Berceuse du chaos où le néant oscille,
Guerre, ô guerre occupée au choc des escadrons,
Toute pleine du bruit furieux des clairons,
Ô buveuse de sang, qui, farouche, flétrie,
Hideuse, entraîne l'homme en cette ivrognerie,
Nuée où le destin se déforme, où Dieu fuit,
Où flotte une clarté plus noire que la nuit,
Folle immense, de vent et de foudres armée,
A quoi sers-tu, géante, à quoi sers-tu, fumée,
Si tes écroulements reconstruisent le mal,
Si pour le bestial tu chasses l'animal,
Si tu ne sais, dans l'ombre où ton hasard se vautre,
Défaire un empereur que pour en faire un autre ?

 

Victor HUGO

Recueil : L'année terrible

 

 

L'Année terrible est un recueil de poèmes de Victor Hugo publié en 1872. Il retrace l'année 1870 durant laquelle la France souffrit parallèlement d'une guerre contre la Prusse (ancienne Allemagne) et d'une guerre civile à Paris. On y retrouve notamment « Bêtise de la guerre » Qui est un dialogue poétique dénonciateur de la Guerre utilisant les armes de la rhétorique.

Le poème de Victor Hugo à la particularité d'être une question de quatorze vers, tous des alexandrins avec une alternance parfaite de rimes masculines et de rimes féminines. En effet, il utilise le jeu traditionnel des rimes avec deux rimes féminines puis deux rimes masculines puis encore de rimes féminines et ainsi de suite jusqu'au quatorzième vers. Ce poème sous forme de question est en fait un dialogue malgré ses caractéristiques poétiques (présentation, majuscule, le « ô »).

avec la guerre où il l'interpelle «  A quoi sers-tu, géante, à quoi sers-tu, fumée » et la dénonce violemment. Mais c'est une figure de style, car la guerre ne peut pas lui répondre puisque ce n'est pas une personne.

Dans son poème Victor Hugo personnifie la guerre: «  ouvrière sans yeux, Pénélope imbécile »

«  A quoi sers-tu, géante, à quoi sers-tu, fumée »

«  Si tu ne sais, dans l'ombre où ton hasard se vautre  », elle a donc une tête.

Jusqu'au neuf premiers vers il décrit la guerre en utilisant tout les sens:

l' ouïe «  toute pleine du bruits furieux des clairons »

le goût «  Ô buveuse de sang, qui farouche, flétrie, »

la vue «  Où flotte une clarté plus noire que la nuit »

le toucher «  Si tu ne sais, dans l'ombre où ton hasard se vautre »

On y retrouve le champ lexical de la guerre ( escadrons, clairons, sang, armée, fumée, écroulement)

et du mal (chaos, sang, hideuse, noire, nuit, ombre), sur lesquels est basé la dénonciation.

La qualifie d'aveugle et bête. Et surligne cette qualification par une coupure à l'hémistiche.

«  ouvrière sans yeux,// Pénélope imbécile ».

de plus il la compare par un oxymore «  Berceuse du chaos où le néant oscille ».

Puis au dixième vers il finit la description et commence à fait l'interprétation directe de cette guerre. Il crée cette rupture avec un vers contenant une coupure à l'hémistiche. Il utilise la conjonction « si » que l'on pourrait interpréter comme une hypothèse, mais c'est une constatation des conséquence de la guerre. C'est là qu'il utilise les répétitions pour appuyer ses arguments . «  A quoi sers-tu, géante, à quoi sers-tu, fumée »

« Si tes écroulements reconstruisent le mal »

«  Si pour le bestial tu chasse l'animal, »

«  Si tu ne sais, dans l'ombre où ton hasard se vautre »

«  guerre, ô guerre occupée au choc des escadrons, ».

Victor Hugo nous montre dans son poème sa considération pour la guerre que je trouve tout à fait juste. Il insiste sur sa vision de la guerre par des rythmes internes. Il la considère comme un mal ( mal, bestial, animal), énorme (immense, géante, vent), et horrible (berceuse, hideuse, buveuse).

Pour lui la Guerre est un mal, mal cinstruite car elle est bête :

«  Si tu ne sais, dans l'ombre où ton hasard se vautre »

et se répète inlassablement: « Si tes écroulements reconstruisent le mal  »

«  défaire un empereur que pour en faire un autre ? » .

Ce que j'aime dans son poème, c'est qu'il est toujours d'actualité aujourd'hui. Lorsqu'une guerre se termine les gens disent « plus jamais cela », mais plus tard une autre recommence et ainsi de suite.

Pour moi, je vois la guerre comme une immense bêtise que les hommes ne cesseront de faire. Ma vision de la guerre est à peut-être comme celle de Victor Hugo. C'est quelque chose de bête qui entraine avec elle des gens qui ne savent pas pourquoi ils sont au milieu de ce chaos. Quand je lis ce poème je pense à une chanson de Jhonny Haliday «  Ô Marie » qui me donne exactement la même image de la guerre que celle de Victor Hugo. De plus quand je lis ce poème j'ai les images du film « Il faut sauver le soldat Ryan » défilent dans ma tête. Je vois tous ces soldats s'écroulant sur la plage de débarquement et ceux qui courent se mettre à l'abri le regard hagard se demandant ce qu'ils font là. Enjambant ou marchant sur les corps de ceux déjà tombés. Et cela me donne froid dans le dos. De voir ce que la guerre peut faire.

 

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cundi naiye 13/03/2017 20:19

paca mass therikavidalama

fred 13/03/2017 20:28

mais qu'est-ce que tu raconte

couscous 13/03/2017 20:19

trop bien

herine 03/05/2011 10:28


pourquoi cette poesie est t-il un poemes engagée?