L'Albatros de Charles Baudelaire (Romain LEDOUX)

Publié le par 1ères S2 et S3

L'Albatros
Souvent, pour s'amuser, les hommes d'équipage
Prennent des albatros, vastes oiseaux des mers,
Qui suivent, indolents compagnons de voyage,
Le navire glissant sur les gouffres amers.


A peine les ont-ils déposés sur les planches,
Que ces rois de l'azur, maladroits et honteux,
Laissent piteusement leurs grandes ailes blanches
Comme des avirons traîner à côté d'eux.

Ce voyageur ailé, comme il est gauche et veule!
Lui, naguère si beau, qu'il est comique et laid!
L'un agace son bec avec un brûle-gueule,
L'autre mime, en boitant, l'infirme qui volait!


Le Poète est semblable au prince des nuées
Qui hante la tempête et se rit de l'archer;
Exilé sur le sol au milieu des huées,
Ses ailes de géant l'empêchent de marcher.


L'Albatros

L'Albatros est publié en 1857. Il s’agit d’un extrait de "Spleen et idéal", deuxième partie du recueil Les Fleurs du mal par Charles Baudelaire. Cette œuvre a connu un immense succès, et a été l’objet d’un scandale si important qu’il a été condamné par la justice.
L'Albatros est composé de quatre quatrains avec des rimes croisées, alternant une rime féminine avec une rime masculine. Les vers sont des alexandrins.

Dans les 3 premiers quatrains on observe le champ lexical de la mer comme avec les termes « mers » (v.2) ; « Le navire » (v. 4), « l’azur » (v.6) ou encore « aviron » (v.8). Il y a aussi une forme de sadisme dans ce poème, avec la privation de liberté de l’oiseau. Le plaisir de l'équipage est entrainé par la souffrance de l'albatros dû à sa maltraitance, donc l'oiseau voit son espace limité aussi bien moralement que physiquement.

On peut citer les vers "Souvent, pour s'amuser, les hommes d'équipage

Prennent des albatros, vastes oiseaux des mers," (vers 1 et 2).

"Que ces rois de l'azur, maladroits et honteux," (vers 6) les 2 hémistiches de cet alexandrin sont opposés. Le premier hémistiche est méliorative tandis que la 2ème est péjorative.

"l'infirme qui volait!" (vers 12) ceci est un oxymore.


Comment peut-on représenter, par une image, le poème L'Albatros sans une photo de ce dernier ?

J'ai choisie cette photo pour bien remarquer la taille réelle de cette oiseau par rapport aux deux hommes qu'ils le tiennent!

On peut donc observer également que les hommes ne laissent pas la liberté à ces animaux.

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