le dormeur du Val (sylvain)

Publié le par 1ères S2 et S3

Arthur Rimbaud écrit en octobre 1870un sonnet très critique « Le dormeur du val » alors qu’il n’a que 16 ans et vien de fuguer de sa maison familiale vers Paris. En 1870 la France sous le commandement de Napoléon III viens de déclarer la guerre a la Prusse.

Le dormeur du val

C'est un trou de verdure où chante une rivière
Accrochant follement aux herbes des haillons
D'argent; où le soleil de la montagne fière,
Luit; C'est un petit val qui mousse de rayons.

Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue,
Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,
Dort; il est étendu dans l'herbe, sous la nue,
Pale dans son lit vert où la lumière pleut.

Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme
Sourirait un enfant malade, il fait un somme:
Nature, berce-le chaudement: il a froid.

Les parfums ne font plus frissonner sa narine;
Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine
Tranquille. Il a deux trous rouges au coté droit.

Arthur Rimbaud

            Nous verrons dans ce poème premièrement la description d’un paysage paradisiaque et dans un second temps la place de la mort dans ce poème.

Dans ce poème Rimbaud décrit une nature belle et généreuse on pourrait y voir là un véritable paradis sur terre.

Le poète utilise abondamment le champ lexical de la nature « trou de verdure»  vers 1 « glaïeul » vers 5 pour ce qui est des plantes « rivière » au vers 1 et « montagne » pour le troisième vers. Il joue aussi avec les sens, «les parfums» au vers 8, «le frais cresson bleu» vers 6 Ceci nous donner l’impression d’une nature belle a contemplé.

Le poète va aussi utiliser d’autres armes, pour nous donner cette sensation de nature généreuse et bienfaisante, les figures  de style en effet : il va personnifier la nature « chante une rivière » au premier vers, « montagne fière » au vers 3 et enfin « Nature berce-le » pour donner à la nature le coté maternelle sorte de Pachamama (terre-mère en quechua)

On peut donc bien dire que Rimbaud utilise la nature vivante, coloré et maternelle pour mieux trancher avec la suite du poème

Mais ce qui frappe dans ce poème c’est le mélange d’une nature belle et généreuse et la mort et la guerre qu’il critique.

En effet « Un soldat jeune, bouche ouverte […] dort. …] Souriant comme
Sourirait un enfant malade. »  on pourrait quoi que l’homme dort juste dans ce coin de paradis « lit de verdure » « fait un somme »  sont là pour confirmer cette impression.

Puis le poète fait un zoom sur l’homme « la main sur sa poitrine » « les parfums ne font pas frissonner ses narines ».

La dernière phrase « Il a deux trous rouges au coté droit » renverse toute la compréhension du poème, le paysage paradisiaque devient un paradis,«il a froid » fait référence au refroidissement cadavérique.

Dans ce poème Rimbaud réussi une sublime critique grâce a la brièveté du sonnet et la fin qui renverse la compréhension du poème. N’oublions pas qu’a cette époque Arthur Rimbaud n’as que 16 ans ce qui nous montre l’incroyable maturité du poète.

 

 

 

Commenter cet article

M. Urnauer 29/05/2009 13:11

"le paysage paradisiaque devient un paradis,"
==> La redondance est-elle volontaire,
ou est-elle due à ton étourderie native ?... ^^