poèsie lyrique by Aurélien

Publié le par 1ères S2 et S3

 

Ma Bohème

Je m'en allais, les poings dans mes poches crevées;
Mon paletot soudain devenait idéal;
J'allais sous le ciel, Muse, et j'étais ton féal;
Oh! là là! que d'amours splendides j'ai rêvées!
Mon unique culotte avait un large trou.
Petit-Poucet rêveur, j'égrenais dans ma course
Des rimes. Mon auberge était à la Grande-Ourse.
Mes étoiles au ciel avaient un doux frou-frou
Et je les écoutais, assis au bord des routes,
Ces bons soirs de septembre où je sentais des gouttes
De rosée à mon front, comme un vin de vigueur;
Où, rimant au milieu des ombres fantastiques,
Comme des lyres, je tirais les élastiques
De mes souliers blessés, un pied près de mon cœur!
Arthur Rimbaud

Arthur Rimbaud est né en octobre 1854 à Charleville. Il est mal aimer de sa mère mais très apprécié de son professeur de lettre. C'est un des admirateurs de Hugo et un grand amis de Verlaine. Il met son talent d'enfant prodige au service de ses critiques contre la société qui l'entoure. Il meurt en 1891.

 

Dans cette poésie de Rimbaud, on observe que c'est un sonnet donc il y a deux quatrains et deux tercets mais aussi que les vers sont tous des alexandrins et des rimes embrassées :

« Je m'en allais, les poings dans mes poches crevées;
Mon paletot soudain devenait idéal;
J'allais sous le ciel, Muse, et j'étais ton féal;
Oh! là là! Que d'amours splendides j'ai rêvées! »

On observe au 7eme ver un rejet mais aussi un enjambement des deux derniers vers ainsi qu'aux vers 8 et 9. Dans un premier temps on a l'impression que le poète veut nous conter un de ses voyages car on observe au ver 1 « Je m'en allais, les poings dans mes poches crevées » qui peut signifier que le poète fuit quelque chose ou quelqu'un …

Mais dans un second temps on remarque que Rimbaud nous fait une description ses vêtements et du paysage qui l'entour et qu'il aime cet endroit et cette saison car au vers 11 on remarque

« De rosée à mon front, comme un vin de vigueur » cela veut dire que où il est il se sent bien voir même vigoureux. Dans tout le poème on observe des rimes pauvres sauf aux vers 12 et 13

« Où, rimant au milieu des ombres fantastiques,
Comme des lyres, je tirais les élastiques » c'est donc des rimes riches. Le thème principal est la nature. De plus, nous pouvons en conclure après la lecture de ce poème que c'est un poème élégiaque car c'est un poème lyrique mais aussi nostalgique.

 

J'ai trouvé ce poème intéressent car il est très complet au niveau de sa forme mais aussi car le poète nous invite au voyage et à la beauté des étoiles mais aussi de la nature en général, c'est pourquoi j'ai associé ce poème avec une image d'un sentier de foret en pleine nature.

                                                                               Aurélien

Commenter cet article

M. Urnauer 27/05/2009 23:53

Attention : tu disposes le poème de telle manière qu'on ne reconnaît plus qu'il s'agit d'un sonnet ( séparer par une ligne chaque strophe).
Des remarques pas toujours bien ordonnées (on a l'impression que tu les écris comme elles te viennent, en vrac !...)
Assez bien, néanmoins.