L'automne (Jérémy J)

Publié le par 1ères S2 et S3

Alphonse De Lamartine est un auteur français du XIXe siècle (1790-1869) il est né près de Mâcon dans une famille de petite noblesse , s'il se consacre à l'écriture , il est aussi un homme politique . Son premier recueil est nommé Méditations poétiques  et est publié en 1820 . Cet ouvrage est considéré comme la première manifestation du romantisme en France car il est dédié a une jeune femme Julie Charles qu'il a aimée et qui est décédée. Ce recueil de 24 poèmes est donc lyrique et surtout  très mélancolique. "le Lac" est le poème le plus célébre de ce recueil dont "l'automne" fait également partie.

L'automne 
Salut! bois couronnés d'un reste de verdure!
Feuillage jaunissants sur les gazons épars!
Salut, derniers beaux jours! le deuil de la nature
Convient à la douleur et plaît à mes regards !

Je suis d'un pas rêveur le sentier solitaire,
J'aime à revoir encor, pour la dernière fois,
Ce soleil pâlissant, dont la faible lumière
Perce à peine à mes pieds l'obscurité des bois!

Oui, dans ces jours d'automne où la nature expire,
A ses regards voilés, je trouve plus d'attraits,
C'est l'adieu d'un ami, c'est le dernier sourire
Des lèvres que la mort va fermer pour jamais!
 
Ainsi, prêt à quitter l'horizonde la vie,
Pleurant de mes longs jours l'espoir évanoui 
Je me retourne encore, et d'un regard d'envie
Je contemple ses biens dont je n'ai pas joui !

Terre, soliel, vallons, belle et douce nature,
Je vous dois une larme aux bords de mon tombeau;
L'air est si parfumé ! la lumière est si pure!
Aux regards d'un mourant le soleil est si beau !

Je voudrais maintenant vider jusqu'à la lie
 Ce calice mêlé de nectar et de fiel !
Au fond de cette coupe où je buvais la vie,
Peut-ëtre restait-il une goutte de miel ?

Peut-être l'avenir me gardait-il encore
Un retour de bonheur dont l'espoir est perdu?
Peut-être dans la foule, une âme que j'ignore
Aurait compris mon âme, et m'aurait répondu ?...

La fleur tombe en livrant ses parfums au zéphire;
A la vie, au soleil, ce sont là ses adieux;
Moi, je meurs; et mon âme, au moment qu'elle expire
S'exhale comme un son triste et mélodieux.
Méditations poétiques, 1820

 

Ce poème est en vers, constitué de 8 quatrains. Les vers sont des alexandrins et les rimes sont toutes croisées. On remarque une omniprésence de la mélancolie tout au long du poème notamment aux vers 3, 12,14, 16, 18,...,31-32. Ce sentiment est due à l'absence de la femme aimée par le poéte, elle est d'ailleurs présente dans le poème car le poète fait plusieurs fois références à sa disparition. En effet,  aux vers 16 et 30 , il s'agit de " ses biens " et de " ses adieux" . On sent que l'auteur est profondemment bouleversé par sa disparition, en effet il perd ses repères ce qui le mène à errer sans but , vers 5 :
"Je suis d'un pas rêveur le sentier solitaire ". Et pour lui sa vie ne vaut plus rien il est au bord du gouffre et s'interroge sur l'avenir ce qui correspond aux sixièmes et septièmes strophes. 



 

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Gerald Simard 29/12/2013 18:56

Bonjour,

Après avoir fait une recherche sur Alphonse de Lamartine.

J’ai trouvé que les biographies qui parlent de lui, elles varient assez pour se poser des questions de validités

Vous pouvez avoir accès aux différentes biographies en communiquant avec moi.

en plus, il y a ma dissertation


Représentation du poème, l’automne de Lamartine

Qui va vous faire RÉFLÉCHIR!!!

et toute la preuve en définition

J’aimerai votre opinion de la beauté romantique de la France

http://automne-alphonse-de-lamartine.blogspot.ca/

Dans ce lien internet, il n’y a pas les exemples historiques,

Mais il y a l'explication et les définitions.

Merci à l’avance

Gerald Simard
gerald41@cgocable.ca