Demain de Robert Desnos ( 1942 ) by Jonathan

Publié le par 1ères S2 et S3

Robert Desnos, né le 4 juillet 1900 à Paris, était un poète français. Plutôt mauvais élève, il préfèrais s'interesser à la lecture de Victor Hugo et de Charles Baudelaire. En 1916, il gèrais sa propre maison d'édition. Puis intègre le dadaïme par le biais de Banjamin Peret qui lui présente aussi André Breton. En 1920, il doit faire son service militaire. Robert créa avec ses amis ( Aragon,Eluard...) le surréaliste. Il est considéré comme le prince de ce mouvement. Le groupe se dissout car Aragon et Eluard se sont intégrés aux idées du parti communiste. En 1932, il fait de la radio avec l'homme le plus connu dans ce secteur Paul Deharme. En 1940, il défendait l'idée de Blum d'aider les Espagnols. Puis Robert Desnos est mort du typhus ( maladie bactérienne) , le 8 juin 1945 au camp de concentration de Terezin en Tchécoslovaqui

e.


Demain

Agé de cent-mille ans, j'aurais encore la force

De t'attendre, o demain pressenti par l'espoir.

Le temps, vieillard souffrant de multiples entorses,

Peut gémir: neuf est le matin, neuf est le soir.

           

Mais depuis trop de mois nous vivons à la veille,

Nous veillons, nous gardons la lu

mière et le feu,

Nous parlons à voix basse et nous tendons l'oreille

A maint bruit vite éteint et perdu comme au jeu.

                

Or, du fond de la nuit, nous témoignons encore

De la splendeur du jour et de tous ses présents.

Si nous ne dormons pas c'est pour guetter l'aurore

Qui prouvera qu'enfin nous vivons au présent.
                                                                    Etat de veille, 1942.

Ce texte est un extrait du recuiel, Etat de veille ( 1943), il s'intitule Demain. Il parle de millions d'hommes pendant la seconde guerre mondiale qui ont attendu dans la souffrance la fin de cette effroyable guerre.Ce poème se compose de quatres strophes en quatrains avec un schéma de rim

es croisées ( ABAB). Il est structuré en alexandrins.

D'abord Desnos parle de trois thèmes  généralent , la souffrance, vers 3 " multiples entorses" , vers 4 " gémir". Puis l'idée de l'attente du nouveau jour, vers 2 " de t'attendre" et " espoir ", vers 3 " Le temps" puis vers 5 " depuis trop de temps" , vers 10 " guetter ". De plus le thème de la liberté d'avoir survécu au lendemain , vers 6 " lumière et le feu " , vers 9 " De la splendeur du jour et de tous ses présents " et vers 12 vivons au présent".Pour finir Desnos veut accentué sur l'atten
te des soldats, qui sont fatigués et qui ont peur de l'ennemi. Ils ont hâtent de retourner dans leurs familles.

J'ai choisis cette photo , car elle montre les soldats qui attendent la fin de cette guerre, de plus cette image représente des hommes qui ont un masque à gaz, ce fut l'arme la plus redoutable contre les français. Ce poème m'a beaucoup touché car Desnos nous fait ressentir, la peur , l'angoisse , l'attente du lendemain.

Commenter cet article

Thierry 09/12/2009


beaucoup d'erreurs : un texte écrit en 1942 illustré par l'image de la première guerre de 14
Desnos évoque avant tout la résistance qui est l'espoir dans les heures sombres. La souffrance de l'attente n'est que l'espoir de l'aurore.


Paul 19/05/2010


Cest quand meme incroyable le nombre de fautes d'orthographe que tu fais ... Relis toi !


Analyse 18/05/2011


Je pnse que tu te trompe sur la signification du texte. Robert Desnos parle des résistants qui attendaient le jour de "demain" du renouveau de l'espoir qui prouvera qu'ils vivent dans le présent et
non plus dans l'attente de ce jour.
Dans la première strophe, le « demain » dont on parle est pressenti par l’espoir. Ce n’est donc pas un demain dans le sens du « jour d’après » mais plutôt dans le sens d’un nouveau jour, d’une
période de renouveau, de changement. Dans cette première strophe le poète vit donc dans l’attente de demain et dans l’espoir que celui-ci arrivera. Lorsque ce « demain » arrivera, le jour sera neuf
et le soir le sera aussi dans le sens qu’il sera différent. Robert Desnos se sent donc la force d’attendre avec espoir et le plus longtemps l’arrivée d’une nouvelle période. Ce « demain » a donc un
sens symbolique. Le temps souffre d’écarts, d’entorses ce qui veut dire qu’il ne suit pas son cours habituel et tranquille.

Vivons à la veille : A la veille de « Demain », à la veille du « renouveau », dans l’attente.
Nous veillons : Ils ne veillent plus dans le sens simplement d’être éveillé mais ils « veillent » dans le sens de « surveillent ».
Parlons à voix basse : discrétion, ne pas se faire prendre
Tendons l’oreille : Surveillent, écoutent, attentifs à ce qui se passe
Maint bruit vite éteint : clandestinité

DONC : Planque, vivent caché, dans la clandestinité.

Dans cette strophe, on trouve aussi de l’espoir. Desnos écrit qu’ils veillent sur la lumière et le feu, signe d’espoir et de vie. Cela signifie qu’ils gardent quand même cet espoir.

Même dans la nuit ils témoignent de l’aube. Ce qui veut dire qu’ils ont toujours cet optimisme et cet espoir. Il dit aussi que s’ils ne dorment pas c’est pour guetter l’aurore, c’est à dire le
renouveau, le « lendemain » qu’ils attendent.
Comme il est dit dans la deuxième strophe, depuis trop de mois Desnos et ses compagnons vivent tournés vers le futur, ils vivent dans l’attente du lendemain et dans la dernière strophe, ils
guettent l’aurore et quand celle-ci arrive, quand « demain » est arrivé, alors ils ne vivent plus à la veille et ils vivent enfin au présent. « Demain » est donc devenu « Aujourd’hui ».
Il y a donc de l’espoir. Même dans les mots employés, Desnos fait parvenir de la lumière. En effet, il emploie la répétition sonore du mot : OR. L’or, c’est donc la lumière, la vie, l’espoir, la
beauté… Même dans les mots qu’il emploie, Desnos parle de lumière et d’espoir.

Si l’on replace ce poème dans son contexte, la deuxième guerre mondiale et si l’on se souvient que Robert Desnos était un poète engagé résistant, le texte prend une nouvelle dimension. Il pourrait
s’agir d’un message caché, codé : le « Nous » se réfère aux résistants qui ont dans l’obscurité de la guerre et du nazisme, conservé « la lumière » d’une humanité vivante, et des valeurs qui sont
aujourd’hui les nôtres : La liberté, l’égalité et la fraternité.
J'espère que mon analyse pourra t'aider à miuex comprendre ce texte. Ce n'est pas des soldats que Desnos parle puisque la guerre sur le front n'a duré que quelques mois en France mais bel et bien
des résistants qui ont continué cette guerre jsqu'à la fin.


ouns 31/03/2012

voilà une analyse du poème qui pourra vous aider: Un poème construit pour convaincre
a) Le poème est composé de trois quatrains, les vers sont des alexandrins qui comportent
souvent une coupe à l’hémistiche (milieu du vers).
b) Une forme aussi classique est facilement mémorisable, et la transmission orale du
message est rendue, elle aussi, plus aisée en ces temps de clandestinité.
c) Nous pouvons relever le pronom personnel « j’ » au vers 1, « t’ » au vers 2, désignant
« demain » auquel s’adresse le poète, puis le pronom personnel « nous » aux vers 5, 6,
7, 9, 11 et 12. Cette progression marque le passage d’un engagement personnel (je = le
poète) à un engagement collectif (nous = le poète et les résistants).
d) La première strophe est celle de l’attente (vers 2) puis la deuxième, qui commence par
la conjonction de coordination « mais », marque une nuance en insistant sur l’« état
de veille » et la lassitude qui en découle. Enfin la troisième strophe s’ouvre sur un
« or », qui rompt avec la strophe précédente pour aller vers un espoir convaincu.
2- Un poème traversé par la thématique du temps
a) Le poème contient une majorité de verbes au présent (« peut » v.4, « vivons » v.12 ...),
un verbe au conditionnel au vers 1 et un verbe au futur au vers 12.
b) Le poète a utilisé une majorité de verbes au présent car il décrit le moment qu’il vit ; le
présent étant le temps de la certitude, il traduit aussi la confiance de l’auteur.
On peut interpréter le choix du conditionnel au vers 1, « j’aurais », comme un défi
lancé à lui-même.
Le futur « prouvera » apparaît comme une promesse de jours meilleurs.
c) Les compléments de temps qui marquent la durée sont : « cent mille ans » au vers 1,
« depuis trop de mois » au vers 5.
Les noms qui traduisent un moment sont : « demain » au vers 2, « le matin » et « le
soir » au vers 4, « jour » au vers 10, et « l’aurore » au vers 11.
d) L’instant est synonyme de vitalité, de dynamisme, tandis que ce qui dure semble
pesant ; mais c’est bien cela que vivent tous ceux qui doivent être patients, en attente,
pour survivre à l’occupation.
3- Un poème codé pour échapper à la censure
a) Le poème ne contient pas de références explicites à la situation historique, ce qui
aurait été dangereux. Les allusions sont implicites (à comprendre, mais non dites).
b) C’est dans la deuxième strophe que les allusions à la vie clandestine et à ses contraintes
sont les plus visibles : « nous parlons à voix basse et nous tendons l’oreille » vers 7, « À
maint bruit vite éteint » vers 8.
L’allégorie (personnification d’une abstraction), fréquente dans la littérature engagée,
est présente ici : « le temps, vieillard souffrant de multiples entorses » au vers 3. Ainsi
Desnos rend-il compte de la patience dont il faut faire preuve pour endurer l’attente de
jours meilleurs.
© Cned, Français 3e — 93
cc Séquence 7
c) Desnos utilise l’antithèse pour mettre en lumière l’opposition entre le désespoir et
l’espoir aux vers 9 et 10 « Or, du fond de la nuit…De la splendeur du jour… »
vers s la
2nde
La construction du vers 4, qui s’appelle un chiasme*, permet également une mise en
relief des mots prometteurs d’un avenir renouvelé : « …le matin est neuf, neuf est le
soir. »
* Un chiasme est une figure de style qui consiste à croiser les éléments d’une phrase
(ou de plusieurs) pour insister sur une idée.
d) Au vers 10, le mot « présents » désigne les offrandes, les cadeaux de la nature. Au vers
12, « présent », désigne le moment dans lequel on vit.

Yuki 19/05/2012

Merci beaucoup pour le commentaire numéro 9, cela m'aide beaucoup pour mon histoire des arts ! Alors encore merci :)