Demain dès l'aube (Maxime)

Publié le par 1ères S2 et S3

Victor Hugo (1802-1885) est un des plus importants écrivains de la littérature française. Il est d’abord écrivain mais aussi dramaturge, poète, homme politique, académicien ou encore intellectuel engagé. Son œuvre se partagent entre les romans, la poésie lyrique et les drames. Il appartient à part entière au mouvement romantique de la poésie française.

 

 

« Demain, dès l’aube… » de Victor Hugo.


Demain, dès l’aube à l’heure où blanchit la campagne

Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m’attends.

J’irai par la forêt, j’irai par la montagne.

Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.


Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,

Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,

Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,

Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.


Je ne regarderai ni l’or du soir qui tombe,

Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,

Et quand j’arriverai, je mettrai sur ta tombe

Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.


Victor Hugo a écrit « Demain, dès l’aube… » d’une triste inspiration, c’est-à-dire, le deuil de sa fille Léopoldine morte le 4 septembre 1843. Le poème est daté fictivement en octobre 1846.

Ce poème est composé de 3 quatrains. Les vers sont des alexandrins qui forment des rimes croisées. Un rejet se situe entre le vers 1 et 2 :  « /Je partirai. »


En effet, la tonalité du poème dégage l’immense chagrin de V. Hugo face au deuil de sa fille. Les vers 7 et 8 en font un exemple clair. De plus, le champ lexical de la nature et les vastes paysages d’hiver se prêtent particulièrement à exprimer la solitude du poète et un vide dont il est victime « Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps ». D’ailleurs la lecture de ce poème me fait voir de grandes plaines sous la neige où le plus grand calme règne. Cet apaisement vient de l’indifférence du poète sur le monde qui l’entoure afin de d’effectuer une sorte de pèlerinage pour s’adresser à sa fille.


Rive sud de Québec, SAINT ANTOINE DE TILLY, Canada - Février 2008  © Mariette Provencher


Cette photo représente l’image que je me fais lorsque je lis ce poème, car c’est une vaste étendue recouverte de neige. Ainsi est rassemblé l’immensité à la fois de la solitude mais aussi du chagrin et le froid vif qui inspire la tristesse.

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Antoine 25/06/2009

Quel beau poème! On le trouve en chanson par Fanny Boitard (http://fannyboitard.free.fr/paroles.php?nom=Demain%20(Victor%20Hugo)) et en "BD" sur http://www.lettres.net/hugo/demain/index.htm