SUR LA MORT DU FILS DE L’AUTEUR, De Malherbe. [iehann]

Publié le par 1ères S2 et S3

Sur la mort du fils de l’auteur

 

Que mon fils ait perdu sa dépouille mortelle,
Ce fils qui fut si brave, et que j’aimai si fort,
Je ne l’impute point à l’injure du sort,
Puisque finir à l’homme est chose naturelle.

Mais que de deux marauds la surprise infidèle
Ait terminé ses jours d’une tragique mort ;
En cela ma douleur n’a point de réconfort,
Et tous mes sentiments sont d’accord avec elle.

Ô mon Dieu, mon Sauveur, puisque par la raison
Le trouble de mon âme étant sans guérison,
Le vœu de la vengeance est un vœu légitime,

Fais que de ton appui je sois fortifié :
Ta justice t’en prie, et les auteurs du crime
Sont fils de ces bourreaux qui t’ont crucifié !

François de Malherbe.

 

 

François de Malherbe est un poète du XVIe siècle. Il ne connaitra la gloire qu’a la fin de sa vie, en 1605, lorsqu’Henri IV l’accueillera à la cour.                                                                                        

Ces poèmes, aux accents lyriques, témoignent de sa douloureuse expérience du deuil.

  

    Ce poème est constitué de quatre strophes d’alexandrin. Les deux premières strophes sont des rimes embrassées. Les deux dernière quand à elles sont en vers libres.

Ce texte est l’élégie douloureuse d’un présent insupportable ; la mort de son fils. En effet le poète utilise en abondance le champ lexical de la mort "mortelle" vers 1, "tragique mort" vers 6. Le poète se laisse aller, par sa désespérance, à la "vengeance" de "ces bourreaux qui t’ont crucifié !" vers 14.

 

  J’apprécie ce poème pour sa forte expression des sentiments. L’hauteur fait ressentir au lecteur ses émotions. Il montre son amour pour son fils perdu.

 

Je n'ai pas trouvé d'image à associer à ce poème.

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Cerise 02/03/2012 18:39

par "l'Hauteur"?!

M. Urnauer 28/05/2009 12:12

" Les deux premières strophes sont des rimes embrassées. Les deux dernière quand à elles sont en vers libres. "

En fait, c'est, simplement, un sonnet en alexandrins. Pour les vers libres, donc, il faudra repasser !...