Vive à jamais l'empereur des Français... [morgane]

Publié le par 1ères S2 et S3

Vive à jamais l'empereur des Français
La famille royale est indigne de vivre
Oublions désormais la race des Capets
La race impériale doit seule lui survivre
Soyons donc le soutien de ce Napoléon
Du comte de Chambord chassons l'âme hypocrite
C'est à lui qu'appartient cette punition
La raison du plus fort a son juste mérite.

Aimons et admirons le chancelier Hitler
L'éternelle Angleterre est indigne de vivre
Maudissons, écrasons le peuple d'outremer
Le nazi sur la terre sera seul à survivre
Soyons donc le soutien du führer allemand
De ces navigateurs la race soit maudite
A eux seuls appartient ce juste châtiment
La palme du vainqueur répond au vrai mérite.

J'abjure maintenant Rome avec sa croyance
Calvin entièrement j'ai en grande révérence
J'ai en très grand mépris la messe et tous les saints
Et en exécration du Pape et la puissance
De Calvin la leçon reçois en diligence
Et ceux qui le confessent sont heureux à jamais
Tous damnés me paraissent le Pape et ses sujets

Oui Calvin et Luther je veux aimer sans cesse
Brûleront en enfer
ceux qui suivent la messe.

Anonyme


Ce poème contemporain comporte deux huitains et une strophe de neuf vers (des alexandrins avec une césure à l’hémistiche). Dans les deux premières strophes, les rimes sont croisées, on a aussi l’alternance des rimes féminines et masculines. Dans la dernière strophe les rimes sont suivies (sauf pour le troisième vers). On remarque que les deux premières strophes nous sollicite avec l’impératif à la première personne du pluriel tandis que dans la dernière strophe, l’auteur introduit la première personne du singulier : « J’abjure ».

Les sonorités sont assez dures et répétées, beaucoup de [r] par exemple qui suggèrent un grondement, une impression de force, qui soutiennent l’engagement de l’auteur.

L’écriture originale de ce poème : en vers rapportés (la lecture peut se faire « horizontalement » ou « verticalement ») témoigne de la virtuosité de l’auteur. Ce dernier n’est malheureusement pas connu, pas plus que la date de l’écriture.

La construction du texte offre deux sens de lecture ; la lecture « en colonne » délivre le message crypté par le poète.


Le vase de Rubin, inventé en 1915 par le psychologue danois Edgar Rubin offre, tout comme le poème, deux interprétations possibles : à première vue un vase, et lorsque l’on y regarde de plus près : les silhouettes de deux visages qui se font face.









Commenter cet article