Robert CAMO - Si même... [Mr Uku]

Publié le par 1ères S2 et S3


Si même il ne restait qu'un écriteau sur terre :

« défense de pêcher car c'est notre rivière » :

             nous serions révolutionnaires.

 

Si même il ne restait qu'un prince sur la terre,

qu'un prince et sa couronne et son divin mystère,

             nous serions révolutionnaires.

 

Si même il ne restait, aux confins de la terre,

qu'un douanier gardant un mètre de frontière,

           nous serions révolutionnaires.

 

Si même il ne restait qu'un canon sur la terre,

rien qu'un canon et rien qu'un dernier jour de guerre,

          nous serions révolutionnaires.

 

Si même il ne restait qu'un bagne sur la terre,

qu'une seule catin, qu'une seule misère,

          nous serions révolutionnaires.

 

               Et s'il ne restait sur la terre,

               Sur terre, parmi nous enfin

               qu'un prolétaire avec sa faim,

               nous serions révolutionnaire

 

Pas grand-chose à dire sur l’auteur de Si même, a part son nom : Robert Camo. Passons donc l’introduction sur l’auteur pour arriver direction a la composition du poème.

            Il est composé de 6 strophes, 5 tercets et 1 quatrain. Les tercets sont tous organisé de la même façon, 2 alexandrins et 1 octosyllabe, qui rime entre eux grâce à une terminaison qui sonne « ère ». On remarque aussi une anaphore commune au tercet : «  Si même il ne restait ». Le quatrain est quand a lui composé uniquement d’octosyllabe de rime embrassée. Enfin, il y a un parallélisme récurent entre toutes ces strophes, au derniers vers : « nous serions révolutionnaires ».

 

Le point central du poème est le parallélisme « nous serions révolutionnaires ». Le « nous » signifie les poètes (les artiste en général peut être, mais rien ne nous y laisse pensez), poète qui contesterait tout ce qui existe. L’anaphore « Si même » introduit l’exemple du tout, qui dans la première strophe est la « défense de pêcher », représentant toute les petites interdictions, va être contesté par le poète « révolutionnaire », voulant mettre a bas tout les interdits. La première strophe est encore assez légère. Dans la deuxième, les poètes viennent contester la monarchie, car ils ne comprennent pas d’où viens son autorité, appelée ici « divin mystère ». Dans la 3ème strophe, les poètes contestent les choses futiles, représentées ici par « un douanier gardant un mètre de frontière ». Dans la 4ème strophe, ils contestent la guerre, ici représentée par un « canon ». Dans la 5ème strophe, ils contestent toutes les formes de misères, ici le « bagne » ou une « catin ». Enfin, dans la 6ème et dernière strophe, ils contestent les  ‘‘injustices naturelles’’, en associant les mots « prolétaire » et « faim », et l’un de va pas sans l’autre (c’est tordu comme idée non ? ). En bref, les poètes contestaient, contestent, et contesteront, c’est cela qu’a voulu dire Camo.

 

 

       

 

 

 


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Le fourbe 16/05/2009 21:12

kes kel est pouri cette chanson!!!